« Regarde-le comme un âne et tu en feras un âne ! »

Une façon de guider sa bienveillance ?

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C’était la devise de mon grand-père, un des tous derniers agriculteurs de Bretagne a travaillé avec des chevaux. En quoi cette phrase peut -elle symboliser ce qu’est la bienveillance en management ?

Tout d’abord, pourquoi mon grand-père utilisait-il fréquemment cette image ?

Il était connu pour transformer des chevaux dont les propriétaires voulaient se débarrasser, souvent de façon radicale, en bêtes particulièrement braves, fiables, loyales, performantes.

Il arrivait à ce résultat, disait-il, car il considérait que ces chevaux se comportaient et devenaient tels qu’on les considérait : on les considère comme des êtres à forts potentiels, alors ils le montreront… on les regarde comme des ânes, alors ils le resteront…

 

Pour moi, la base même du management bienveillant repose sur le même principe !

La Bienveillance, c’est considérer que l’autre a un cerveau et qu’il a besoin de comprendre avant d’agir…

C’est considérer qu’il peut progresser, tout est dans le chemin et les étapes à suivre pour conforter les apprentissages…

C’est considérer qu’il peut échouer, tout est dans la capitalisation de l’expérience pour assurer le progrès…

C’est considérer qu’il a le droit de se mettre hors-jeu, tout est dans la façon d’animer la dernière chance afin de faire respecter l’exigence.

 

On nous demande souvent ce qui facilite le développement de l’autonomie… notre première réponse est cette affirmation : faire preuve de bienveillance dans son management au quotidien !

Et cette bienveillance tient dans le fait de regarder l’autre comme quelqu’un qui peut comprendre, qui peut progresser, qui peut innover, qui peut respecter… tout est dans l’art de mettre en vie ces volontés, et c’est là où nous accompagnons les équipes. Cependant les méthodes et autres techniques travaillées ne servent à rien tant que je ne suis pas convaincu que si « je le regarde comme un âne, j’en ferais un âne »…

Antony COURGEON